Comportement des parents qui nuisent à une coparentalité saine

  • Vous utilisez des paroles ou des insinuations pour décourager votre enfant d’aimer son autre parent, d’être avec lui ou de le contacter ;
  • Vous demandez à votre enfant de transmettre vos messages à son autre parent au lieu d’utiliser le cahier de communication ;
  • Vous insinuez que l’autre parent est mauvais et parlez contre lui ou elle ;
  • Vous soulignez les ressemblances négatives entre votre enfant et son autre parent ;
  • Vous faites des changements importants dans sa routine sans le préparer: ex. : déménagement, changement d’école, arrivée d’un nouveau conjoint ;
  • Vous tracassez votre enfant avec vos difficultés financières, vos problèmes légaux, vos pensées suicidaires ou idées noires, vos problèmes sexuels ou personnels ;
  • Vous entretenez des relations avec votre ex-conjoint(e) dans lesquels vous vous battez ou engueulez devant votre enfant et que vous lui parlez de conflits conjugaux ;
  • Vous laissez à votre enfant l’impression qu'il est responbable des décisions importantes comme votre séparation, votre nouveau lieu de résidence, la présence ou non d’un nouveau conjoint;
  • Vous confiez vos difficultés personnelles à votre enfant;
  • Si vous adoptez l’un ou plusieurs de ces comportements fréquemment, il serait important d’aller chercher de l’aide, car à court, moyen et long terme ceux-ci peuvent avoir de sérieuses répercussions négatives, voir même désastreuseuses sur le développement votre enfant !

Voilà pourquoi vous devez travailler à adopter les attitudes suivantes

  • Vous acceptez que votre enfant parle de son autre parent ou du conjoint (e) et dise qu’il l’aime (sans émettre de commentaires ou de menaces qu’il sera moins aimé s’il donne de l’affection à un autre adulte. Attention, le non-verbal est tout aussi important) ;
  • Vous utilisez le cahier de communication pour faire vos demandes ou pour donner de l’information ;
  • Vous ne parlez pas de l’autre parent ou de son nouveau conjoint (e) devant votre enfant si ce n’est que pour en dire du positif;
  • Vous renforcez les forces et qualités de votre enfant peu importe s’il vous fait penser à votre ex-conjoint (e).
  • Vous préparez à l’avance votre enfant lorsque vous prévoyez des changements dans sa routine;
  • Vous confiez à vos amis, à votre parenté ou à un professionnel vos difficultés personnelles;
  • Vous rassurez votre enfant à l’effet qu’il n’est pas responsable de ces évènements;

Même si vous suivez à la lettre les trucs précédents, il se peut tout de même qu’à son retour, votre enfant ait certains comportements ou vive certaines émotions. Ces réactions sont normales, car n’oubliez pas que la capacité d’adaptation de votre enfant est très sollicitée en ce moment.

Au retour de chez l’autre parent, votre enfant peut :

  • Régresser (il avait dit « Adieu à sa suce », mais veut la reprendre à tout prix, elle avait cessé de s’échapper la nuit, mais oups ! Vous recommencez à laver des draps) ;
  • Devenir anxieux (fait une crise lors des échanges ou au retour il est plus agité dans les jours suivants, il a des malaises physiques);
  • Se refermer sur lui-même, s’isoler, être déprimé ;
  • Être irritable, exigeant, désobéissant ;
  • Vivre des répercussions éventuellement sur ses rendements scolaires et ses relations sociales.

Rappelez-vous que votre enfant vit la perte (deuil) de la situation familiale d’avant et qu’il doit démontrer une grande capacité d’adaptation à sa nouvelle vie avec ses deux parents, et ce, dans deux endroits différents. Chaque fois, il doit quitter un environnement auquel il s’est habitué pour s’en aller dans l’autre, puis revenir, se réinstaller et ainsi de suite.

De là l’importance d’instaurer une routine semblable chez les deux parents, basée sur les besoins de votre enfant et bien sûr sur vos valeurs.

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